Le métier d’UX designer

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L’UX design, si j’en crois les posts LinkedIn, c’est le métier le plus populaire du moment. Pourtant, dès que je rencontre quelqu’un hors du domaine numérique qui me demande ce que je fais dans la vie, ma réponse peut parfois laisser perplexe. Souvent, j’essaie de parler de recherche utilisateur, d’architecture de l’information ou d’expérience utilisateur. Parfois j’abandonne même, lorsque finalement on me dit : ah, donc tu es graphiste ! Ce n’est pas tout à fait ça... mais je comprends la confusion : les métiers du design sont nombreux et leurs frontières ne sont pas toujours évidentes lorsqu’on n’évolue pas dans le domaine.
On trouve des designers d’intérieur, industriels, graphiques… et dans le numérique, toute une série de métiers comme web designer, UX designer, UI designer ou encore le combo UX/UI designer.
Le but de cet article est donc de vous expliquer ce qu’est réellement le métier d’UX designer. Et comme chez Antistatique nous avons fait le choix de distinguer UX et UI, nous parlerons également un peu de nos collègues UI designers.

Parlons design

Lorsqu’on entend le mot “design”, on pense souvent à l’aspect visuel. Pourtant, le design consiste avant tout à concevoir quelque chose pour répondre à un besoin ou à un usage particulier. 
Dans le monde du digital, plusieurs métiers différents se retrouvent sous cette grande bannière. Ils partagent une même intention : créer des produits utiles et compréhensibles. Cependant, chaque corps de métier se concentre sur un aspect spécifique. En tant qu’UX designer, je conçois l’expérience que les utilisateur·ices vont vivre lorsqu’ils utilisent un site web, une application ou un service numérique.
C’est d’ailleurs ce que signifie UX : User Experience, ou expérience utilisateur.

Parlons expérience

L’expérience utilisateur englobe tout ce qui se passe lorsqu’une personne interagit avec un produit numérique. Cela comprend la manière dont elle navigue dans le site ou l’application, trouve une information, comprend les contenus ou réalise une action (comme effectuer un achat, réserver un service ou compléter une démarche). Concevoir cette expérience implique de réfléchir à de nombreux aspects :
  • la structure de l’information
  • les parcours de navigation
  • la facilité à accomplir une action
  • l’accessibilité et la compréhension de l’interface
    Shoutout à la personne qui m’a dit un jour “ah oui je vois… donc tu alignes des boutons”. Mon cœur s’est brisé et la cicatrice est toujours là. ALORS OUI, ça nous arrive de débattre sur le placement d'un bouton. Mais on fait plein d’autres choses aussi !
    Test utilisateurs
    Les tests d'utilisabilité est une méthode de recherche appréciée chez Antistatique ! Elle nous permet d'observer comme une personne utilise l'interface et confirmer (ou non) nos hypothèses.

    Parlons utilisateur·ice

    Les étapes au-dessus paraissent couler de source, n’est-ce pas ? En réalité, c’est souvent la partie la plus visible du travail, mais elle arrive assez tard dans le processus. Avant de décider où placer un bouton ou comment organiser une page, on doit surtout comprendre pour qui on conçoit.
    Le travail d’un·e UX designer commence donc par de la recherche utilisateur. L’objectif est simple : comprendre les besoins, les comportements, les attentes et les frustrations des personnes qui vont utiliser le produit. C’est une grosse phase d’analyse, et c’est surtout ma partie préférée : rencontrer des personnes, comprendre leurs habitudes, découvrir leurs contraintes et me creuser la cervelle pour leur fournir des solutions concrètes.
    La recherche utilisateur peut prendre différentes formes. On fait des entretiens individuels, des focus groups, des questionnaires, l’observation de l’usage d’un produit existant ou encore l’analyse de données. 
    Les enseignements récoltés servent ensuite à prendre des décisions de conception fondées sur des faits plutôt que sur des suppositions. Nous utilisons toutes et tous les interfaces différemment. L’âge, les habitudes, les objectifs, les capacités physiques ou cognitives, le contexte d’utilisation : tout cela influence la manière dont une personne interagit avec un produit numérique. Notre rôle consiste à concevoir des expériences adaptées à cette diversité.

    Parlons business

    N’oublions pas les client·es, qui eux aussi ont leurs objectifs propres. Une entreprise souhaite par exemple vendre, informer, générer des inscriptions ou améliorer l’efficacité d’un service. Les utilisateur·ices, eux, souhaitent accomplir leurs propres objectifs le plus simplement possible. Notre rôle d’UX designer est aussi de trouver un bon équilibre entre ces deux dimensions et créer des solutions bénéfiques pour les deux parties.
    Notre équipe design en plein brainstorming pour concevoir une page 404 (l'information qui s'affiche quand la page demandée n'est pas trouvée)

    Un exemple concret, peut-être ?

    Imaginons que l’on doive concevoir un site pour réserver des billets de train. Au départ, on pourrait imaginer un parcours très direct : choisir une destination, une date, puis payer.
    Mais lors des tests d’utilisation, on découvre que beaucoup de personnes comparent plusieurs horaires avant de réserver, qu’elles veulent voir facilement les prix les moins chers de la journée, ou qu’elles cherchent souvent à savoir si un train est direct ou avec correspondance.
    Ces informations peuvent complètement influencer la conception. Peut-être qu’il faut afficher une vue des prix sur toute la journée, ou mettre en évidence les trajets les plus rapides. Sans cette recherche, on risquerait de concevoir une interface logique mais qui ne correspond pas vraiment à la manière dont les gens prennent leurs décisions.
    À partir de ces informations, on peut ensuite structurer l’expérience et prendre des décisions de conception basées sur des éléments concrets plutôt que sur de simples intuitions.

    Et l'UI designer alors ?

    Ça y est, la recherche utilisateur est terminée. Les besoins sont identifiés, l’architecture de l’information est définie et les parcours sont pensés. Et maintenant ? Notre petit bébé passe en garde partagée.
    D’un côté, les développeur·euses nous aident à valider les différents concepts. De l’autre, on a ces fameux UI designers. Eux, ce sont les champion·nes du branding, de la typographie, des couleurs, de l’iconographie, de la philosophie humaine, du sens de la vie et de l’univers (oups je m’emballe, mais sachez que je suis une fan incontestée du travail de mes collègues Pierre et Akira). Ils vont chouchouter le produit jusqu’à en faire un petit bijou numérique. Il y a encore tant de choses à dire sur ce métier, on en parlera un peu plus en détail dans un prochain article !

    Pour conclure

    J’aurais pu écrire des heures sur ce métier que j’aime tant. Souvent, on ne se rend pas compte qu’un site web ou une application représente des centaines d’heures de travail, de recherche et de collaboration. C’est un métier qui mêle empathie, logique, remise en question et créativité. Et c’est probablement ce que j’aime le plus : chaque projet nous apporte son lot d’apprentissages et de découvertes ! Je pense pouvoir m’avancer en parlant pour mes collègues d’Antistatique : aucun projet ne ressemble vraiment au précédent. Et c’est ce qui rend ce métier si passionnant !